Réunion d’Alger des pays voisins de la Libye : les conclusions au cœur d’une rencontre à Tripoli

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La ministre libyenne des Affaires étrangères, Najla al-Mangoush et le chef de la Mission de soutien des Nations Unies en Libye (MANUL), Jan Kubis ont passé en revue à Tripoli, les conclusions de la réunion ministérielle des pays voisins de la Libye, tenue récemment en Algérie, et dont la déclaration finale a été saluée par M. Kubis.

Lors de cette réunion, tenue en présence du vice-ministre libyen aux Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères, Muhammad Khalil Issa, les deux parties ont examiné les derniers développements en Libye et les efforts consentis pour mettre fin à la crise et parvenir à l’organisation des prochaines élections prévues le 24 décembre prochain, lit-on sur la page officielle du ministère libyen des Affaires étrangères. Les deux parties ont également examiné « les résultats encourageants obtenus lors des réunions (5+5), notamment le cessez-le-feu total et la réouverture de la route côtière reliant les parties Est et ouest (Misrata-Syrte), ainsi que les progrès réalisés dans la question d’échange de détenus. En outre, elles ont évoqué l’initiative de stabilité de la Libye et ses efforts visant à organiser et présider une conférence internationale, début octobre prochain, « comme première initiative purement libyenne visant à mettre en place des mécanismes pratiques pour mettre en œuvre les conclusions des conférences de Berlin 1 et 2 et aboutir aux prochaines élections.

Lors de sa rencontre avec l’émissaire onusien en Libye, le vice-président du Conseil présidentiel libyen, Moussa Al Kouni a réaffirmé l’importance du retrait des combattants étrangers des territoires Libyens. Il s’agit d’une démarche à même de sécuriser les frontières sud de la Libye avec les pays voisins et d’établir un partenariat pour la maîtrise des flux migratoires, l’interdiction de la contrebande et de l’infiltration des groupes criminels, en vue de sécuriser le sud de ce pays », lit-on sur la page officielle du Conseil présidentiel libyen. Le responsable libyen a insisté, dans ce sens, sur l’importance de « mettre en place une stratégie favorable au retrait des combattants étrangers et leur retour à leurs pays, en collaboration avec les pays concernés par la crise en Libye ». M. Al Kouni a réaffirmé, en outre, « l’engagement du Conseil présidentiel à organiser des élections parlementaires et présidentielles en temps voulu », citant « les efforts en cours pour la réunion des conditions adéquates à l’organisation de ce rendez-vous auquel aspire les Libyens en décembre prochain ».

M. Jan Kubis a souligné l’importance pour le vice-président du Conseil présidentiel « d’inviter les pays voisins à participer aux réunions tenues par les pays concernés par la crise libyenne, et leur association, dans le futur, aux entretiens sur l’avenir de ce pays ». L’Algérie avait abrité les 30 et 31 août derniers, les travaux de la réunion ministérielle des pays voisins de la Libye, marquée par une participation qualitative de haut niveau des pays et organisations régionales et internationales pour l’examen des moyens de règlement de la crise libyenne. Outre M. Lamama, les ministres des Affaires étrangères de Libye, de Tunisie, d’Egypte, du Soudan, du Niger, du Tchad et de la République du Congo ont participé à cette réunion, aux côtés de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Libye, Jan Kubis, du Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Aboul Gheït, du Commissaire de l’Union africaine aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankole Adeoye.

La mise en place d’un cadre juridique en prévision des élections générales du 24 décembre prochain, l’éviction des mercenaires et groupes armés étrangers hors du territoire libyen et l’unification de l’institution militaire sont les trois priorités sur lesquelles se sont accordés les participants à la réunion. Ils ont également mis en avant l’importance des pays du voisinage dans la promotion des efforts d’instauration de la paix et de la stabilité en Libye, au mieux des intérêts des peuples de la région.