Eniem : les travailleurs exigent le départ de la direction

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L'Eniem est en crise depuis plusieurs années.

La situation dans laquelle s’est enfoncée l’Entreprise nationale des industries électro-ménagères (ENIEM) de Tizi-Ouzou, est loin d’être résolue. Après plusieurs manifestations publiques pour exiger le sauvetage de leur outil de travailleurs, ils ont exigé, hier, la reprise du travail et demandé le départ de l’actuelle direction de l’entreprise.

Ces travailleurs, qui ont marché de l’ancienne mairie (au centre-ville) au siège de la direction de l’entreprise à l’entrée Ouest de la ville pour revenir, ensuite, au siège de la wilaya, ont exprimé leur exigence de « reprendre le travail sans délais » et appelé au « départ de l’actuel staff dirigeant » de l’entreprise, « responsable », selon eux, de la crise qu’elle vit. Depuis la décision d’arrêt technique des activités durant ce mois de décembre, pour cause de « contraintes financières » et « rupture des stocks des matières premières », prise par la direction de l’ENIEM et rejetée par les travailleurs, ces derniers ont organisé trois manifestations pour protester contre cette décision et exiger la reprise du travail.

Ils avaient été reçu à deux reprises par les autorités locales, le wali et son chef de cabinet, qui leur ont assuré de transmettre leurs doléances au ministère de l’Industrie qui avait dépêché, il y a une quinzaine de jours, une commission pour s’enquérir de la situation au niveau de l’entreprise. Lors d’une conférence de presse tenue le 9 de ce mois en cours, les travailleurs avaient exprimé leur crainte quant au « spectre d’un plan social (compression d’effectif) vers lequel se dirige l’entreprise pour des raisons économiques », du fait que c’est la 2ème fois que la direction de l’entreprise recourt à cette solution d’arrêt technique de l’activité en l’espace d’une année.

Pour sa part, le président, directeur-général (P-dg) de l’entreprise, Djillali Mouazer, a indiqué  qu’il « n’y a rien de nouveau pour l’instant » et qu’il ne peut y avoir de reprise du travail dans l’immédiat, rappelant qu’un plan de sauvetage de l’entreprise a été élaboré avec le groupe Elec El Djazair et le ministère de l’Industrie pour être soumis aux banques et au ministère des Finances ».