Céréales : le blé flambe, l’échéance rapprochée proche d’un record

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Les prix ont connu une hausse sur le marché
Les prix ont connu une hausse sur le marché

Les prix du blé flambaient, ce vendredi à la mi-journée, particulièrement sur l’échéance rapprochée qui tutoyait des niveaux de prix records, notamment en raison de problèmes logistiques pour charger les bateaux français.

« Il y a une réalité des moissons qui s’éternisent, des interrogations sur les qualités et une activité à l’export qui était programmée et qui aujourd’hui, finalement, est plus que freinée par les moissons », a résumé Gautier Le Molgat, analyste au cabinet Agritel. Cette flambée des cours s’est notamment accélérée après la publication le 12 août du dernier rapport mensuel (Wasde) du ministère américain de l’Agriculture, qui a considérablement révisé à la baisse ses prévisions de production pour de grands pays exportateurs comme la Russie ou le Canada. Cette nouvelle donne, en raison de problèmes de sécheresse, se combine sur Euronext à une évolution de la parité euro/dollar qui dope la compétitivité des marchandises européennes à l’export.

Elle s’ajoute en outre à des moissons interminables, à cause des intempéries rencontrées en France, qui ont considérablement ralenti les moissons et donc les possibilités de chargement. Concernant l’aspect monétaire, « à l’inverse, ça pénalise le marché américain, or on aime bien quand même être un peu à l’unisson, donc quand le marché américain est un peu fébrile, malgré des éléments fondamentaux plutôt en notre faveur, on suit souvent les mêmes mouvements », a prévenu M. Le Molgat. En attendant, l’échéance de septembre sur le marché à terme flambait à la mi-journée, progressant peu avant 11H30 GMT de 15,50 euros à 276,50 euros. L’échéance de décembre grimpait pour sa part de 4,25 euros à 248 euros, pour plus de 28.000 lots échangés. A la clôture, la tonne de blé tendre sur Euronext a atteint en 2007 le prix record de 280,25 euros selon M. Le Molgat. En cours de séance, elle a déjà dépassé le seuil des 300 euros.

L’écart de prix de près de 10% entre l’échéance rapprochée et la suivante, s’explique par un « stress logistique (…) qui est quand même compliqué », selon M. Le Molgat. La tonne de maïs, elle, progressait de 2,50 euros sur l’échéance de novembre à 218,25 euros, et d’un euro sur l’échéance de janvier à 218,50 euros, pour environ 350 lots échangés.