Vers de lourdes peines contre Haddad, Ouyahia, Sellal et des ministres

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Ali Haddad est le principal accusé dans les affaires de corruption
Ali Haddad est le principal accusé dans les affaires de corruption

Le Procureur général près la Cour d’Alger a requis « le durcissement des peines » à l’encontre des principaux accusés dans l’affaire d’Ali Haddad.

Cette décision intervient après un procès en appel qui a duré six jours.

Dans ce procès, sont poursuivis également nombre de responsables, dont les deux anciens Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal.

Outre Ali Haddad, il s’agit également des anciens ministres des Travaux publics et des Transports, Abdelghani Zaalane, Boudjemaa Talai, Ammar Ghoul, Abdelkader Kadi et Amara Benyounes.

Le représentant du parquet a également remis le durcissement des peines à l’encontre de l’ancien ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb (en état de fuite).

Idem pour des anciens walis d’El Bayadh, Abdellah Benmansour et d’Annaba, Mohammed Slimani, et des cinq frères d’Ali Haddad.

Le Procureur général a requis, par ailleurs, la confirmation du jugement rendu en première instance condamnant les deux anciens ministres de l’Industrie, Mehdjoub Bedda et Youcef Yousfi, à 2 ans de prison ferme assortis d’une amende de 500.000 DA chacun.

Juillet dernier, le tribunal de Sidi M’Hamed a prononcé des peines de 5 ans de prison ferme à l’encontre des anciens ministres Boudjemaa Talai, Amara Benyounes et Abdelkader Kadi, et de 10 ans de prison ferme à l’encontre d’Ammar Ghoul.

La même juridiction a condamné les frères d’Ali Haddad à 4 ans de prison ferme assortis d’une amende de 8 millions DA chacun, tandis que les deux anciens walis ont écopé de deux ans de prison ferme.

Les accusés sont poursuivis dans des affaires liées à la corruption, notamment pour blanchiment d’argent, incitation d’agents publics à conclure des marchés publics en violation de la législation, abus de fonction, financement occulte d’un parti politique et conflit d’intérêts.