Pétrole: le Brent en dessous de 63 dollars le baril

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Le pétrole connait un rebond
Les prix du pétrole se stabilisent à 66 dollars

Les prix du pétrole étaient en légère baisse ce vendredi, refroidis par l’évolution de la pandémie de Covid-19 sur des marchés porteurs pour la demande comme l’Inde ainsi que par la probabilité grandissante d’une augmentation de la production iranienne.

Dans la matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 62,86 dollars à Londres, en retrait de 0,54%. A New York, le baril américain de WTI pour le mois de mai abandonnait 0,39%, à 59,37 dollars. « L’aggravation de la pandémie dans certaines parties du monde » affaiblit les cours du brut, souligne l’analyste de PVM Stephen Brennock, prenant en exemple l’Inde, pays « crucial pour la reprise de la demande » de brut. Plus de 126.000 nouvelles infections ont été enregistrées jeudi dans le pays, soit plus de 10 fois plus que les chiffres du mois de février, et environ 1,8 million de nouveaux cas ont été enregistrés depuis le 1er mars. Par ailleurs, les marchés pétroliers « continuent de surveiller l’évolution des négociations entre les Etats-Unis et l’Iran à Vienne », a souligné Jeffrey Halley, de Oanda.

L’Iran, dont l’industrie pétrolière est soumise à embargo par les Etats-Unis, produit actuellement 2,1 millions de barils par jour de pétrole brut, selon les derniers chiffres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) dont le pays fait partie. Il y a trois ans, avant l’avalanche de sanctions économiques et financières américaines, Téhéran produisait 3,8 millions de barils chaque jour, un volume qui serait aujourd’hui difficile à absorber par un marché toujours fragilisé par la pandémie.