ONU : l’Algérie plaide pour une profonde réforme du Conseil de sécurité

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Le conseil de sécurité de l'ONU

Le représentant permanent de l’Algérie à l’ONU, l’ambassadeur Sofiane Mimouni, a indiqué que la réforme des Nations Unies ne peut être complète qu’avec une « augmentation de la taille et de la composante » du Conseil de sécurité de manière à refléter les « réalités géopolitiques actuelles ».

« Nous partageons l’avis selon lequel toute réforme de l’ONU ne sera complète sans une augmentation de la la taille et de la composante du Conseil de sécurité de manière à refléter les réalités géopolitiques actuelles », a déclaré le représentant de l’Algérie au cours de la première réunion informelle sur la réforme du Conseil de sécurité. Une telle réforme devrait rendre le Conseil de sécurité plus « représentatif, efficace et transparent », tout en légitimant et renforçant ses capacités de contribution au maintien de la paix et de la sécurité internationales, a relevé le diplomate. A ce titre, l’ambassadeur Mimouni, a estimé que les revendications de l’Afrique concernant l’attribution de sièges permanents au continent étaient  » légitimes et que le soutien croissant d’un grand nombre d’Etats membres à la position commune africaine, était une preuve concluante de la nécessité de réparer l’injustice historique qui affecte le continent africain ».

En février de l’année passée, l’Algérie avait appelé à New York à réparer l’injustice historique que l’Afrique continue de subir, en attribuant dans le cadre de la réforme du Conseil de sécurité deux sièges permanents au continent. La délégation algérienne à New York avait, alors, réitéré le soutien de l’Algérie à la position africaine commune sur cette réforme, telle que reflétée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte. Pour l’Algérie, les deux sièges permanents doivent avoir « tous les privilèges et droits inhérents à cette catégorie, y compris le droit de veto », réclamant par la même occasion deux autres sièges non permanents pour le continent et relevant la nécessité de tirer profit « des progrès accomplis jusqu’ici pour aboutir à un Conseil de sécurité plus représentatif, démocratique, efficace, transparent et accessible ». L’Algérie avait également réaffirmé la pertinence du cycle de négociations intergouvernementales en tant que forum unique et légitime pour poursuivre le débat sur la réforme du Conseil de sécurité en vue de réaliser une réforme globale qui englobe les cinq principaux aspects de cette réforme, à savoir les catégories de membres, la question du droit de veto, la représentation régionale, la taille du Conseil de sécurité élargi et ses méthodes de travail et la relation entre le Conseil et l’Assemblée générale.