Maroc: une centaine de journalistes victimes de violations multiples entre 2019 et 2020

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La situation des droits de l'homme se dégrade au Maroc.

La Ligue marocaine de défense des droits de l’Homme (LMDDH) a révélé, lundi, qu’une centaine de journalistes ont été victimes de violations multiples entre 2019 et 2020 au Royaume du Maroc, exprimant sa profonde préoccupation et ses regrets face aux violations des droits de l’homme qui affectent les spécialistes des médias.

Dans un communiqué à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, la Ligue considère cette journée comme « une occasion de faire la lumière sur les actes de violence, de harcèlement, d’arrestations et de procès contre des femmes journalistes et les spécialistes des médias persécutés pour avoir exprimé des opinions ». La Ligue marocaine des droits de l’Homme affirme que « le Maroc fait partie des pays ayant enregistré le plus d’attaques, d’arrestations et de suivis judiciaires contre les femmes journalistes, spécialistes des médias et activistes exprimant leurs opinions ». La LMDDH a fait état d’une centaine de victimes des violations au cours des années 2019 et 2020. A cet effet, l’organisme met en garde contre les poursuites judiciaires à l’encontre des journalistes pendant leur arrestation, en dehors des procédures légales applicables, ou sur la base du droit pénal, ce qui constitue, pour la source, « une violation flagrante des dispositions de l’article 28 de la Constitution (marocaine), qui garantit la liberté de la presse ».

De plus, ces poursuites, selon la LMDDH « enfreignent les lois régissant le secteur de la presse et à l’édition en vigueur dans le pays ». Face à ce déclin de la liberté de la presse et de la liberté d’expression au Maroc, la Ligue renouvelle sa demande de libération de tous les journalistes détenus et prisonniers d’opinion, et la cessation des poursuites à leur encontre sur la base des exigences de la loi pénale. Elle appelle les autorités concernées à accorder aux journalistes Suleiman Raissouni et Omar Al-Radi le droit à la libération afin de pouvoir préparer la défense et leur assurer un procès équitable.