Harraga : plus de 600 migrants sont morts en Méditerranée cette année

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La police a sévi à Ain Defla
600 personnes ont péri en mer cette année.

Au moins 11 corps de migrants ont été repêchés, dimanche dernier, en mer Méditerranée, portant le bilan à plus de 600 morts parmi les personnes tentant de traverser vers la côte nord, depuis le début de l’année, selon un nouveau décompte du conseil norvégien pour les réfugiés, publié ce lundi.

« Onze nouveaux corps des migrants morts noyés ont été retrouvé le dimanche 2 mai sur les côtes libyennes ce qui porte à plus de 600 migrants morts en 2021 alors qu’ils tentaient de traverser la Méditerranée », a annoncé dans un communiqué lundi, le directeur du Conseil norvégien pour les réfugiés (CNR) en Libye, Dax Roque. Selon Dax Roque, « cette tragédie et celles d’avant étaient tout à fait évitables si l’Europe avait intensifié ses efforts et permis aux missions de sauvetage de mettre les migrants et les réfugiés en sécurité, plutôt que de transférer la responsabilité à d’autres ». D’après le Conseil norvégien pour les réfugiés, des centaines de migrants ont été interceptés en mer par les garde-côtes libyens la semaine dernière, dont 95 autres migrants dimanche.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), au cours des quatre premiers mois de 2021,16 724 migrants et réfugiés sont entrés en Europe par la mer, soit une hausse de 16% par rapport aux 14381 arrivés à la même période l’an dernier. Près de la moitié des arrivées ont eu lieu en Grèce, principale destination cette année. « La Méditerranée est, depuis plusieurs années, la voie maritime la plus meurtrière au monde pour les réfugiés et les migrants, avec un taux de mortalité qui a fortement augmenté », a souligné l’OIM. De façon générale, même si le nombre annuel de décès a diminué chaque année depuis 2016, année où plus de 5 000 personnes ont perdu la vie en traversant la Méditerranée, l’OIM relève toutefois que la proportion de décès par rapport aux tentatives de traversée a augmenté en Méditerranée en 2019 par rapport aux années précédentes. Ce qui constitue « une poursuite de l’augmentation du risque de décès observée depuis 2017 ».