Fermeture d’une clinique à Tizi-Ouzou : des citoyens dénoncent un abus

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Clinique el djouhar

Les autorités de la wilayas de Tizi-Ouzou, notamment la direction de la santé et de la population a décidé de fermer la Clinique El Djouhar, suite au décès d’une parturiente. Sauf que la fermeture décidée suite à une inspection a dépassé les délais légaux.

Ainsi, la fermeture de cette clinique a dépassé le délai d’un mois, d’où l’ire des citoyens de la région qui pointent un doigt accusateur la DSP. « Un décès est un accident qui peut arriver dans n’importe quel établissement hospitalier », disent-ils, considérant, sans tenter d’innocenter la clinique dans le malheureux accident, que la décision de fermeture ne doit en aucun cas être un « tremplin pour certains responsables pour régler leurs comptes avec le patron de la clinique ».

Contacté par News-Algérie, Omar Ait Mokhtar, activiste politique et lanceur d’alerte a estimé que cette fermeture « ne va pas rendre la vie à la défunte victime », ajoutant que le patron de la clinique « est un professionnel qui a servi le secteur durant 40 ans. Il réalise plus de 1000 accouchements par an ».

Omar Ait Mokhtar a regretté le fait que les responsables locaux du secteur « évoquent un manque d’infrastructures, mais procèdent au même temps à la fermeture des clinique ». « Dans ce cas de figure, il faut fermer même les hôpitaux puisque des patients y meurent », a-t-il souligner, insistant sur le manque infrastructures et de moyens dû, selon lui, à une mauvaise gestion de la part des responsables locaux du secteur.

Il a informé qu’une fille nécessitant une scintigraphie, alors qu’elle est introuvable à Tizi-Ouzou. Il a ajouté, également que le médicament radiopharmaceutique (MRP) a administré aux malades est aussi inexistant. Pour lui, les responsables doivent s’intéresser plutôt à ces manques au lieu de s’en prendre à ceux qui travaillent.

Il a également dénoncé les blocages d’autres projets de cliniques dans la région.